Un refaiseur de portrait

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Au milieu du XIXe siècle, la haute bourgeoisie, subjuguée par l’invention du daguerréotype, tenait absolument à avoir leur portrait réalisé par un photographe. La technique encore complexe et instable du procédé inventé par Louis Daguerre rendait le tirage coûteux et surtout complètement flou si le sujet ne parvenait pas à garder une totale immobilité pendant les trente minutes nécessaires à l’opération. Il s’avérait donc souvent nécessaire qu’une deuxième séance de pose succède à la première, ce qui donna aux photographes le surnom de « refaiseurs de portrait ».

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Un mélangeur de pinceaux

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Les maîtres flamands, à la tête desquels Jan van Eyck, développèrent et généralisèrent l’usage de la peinture à l’huile à partir du XIVe siècle. A cette époque, parmi les assistants et les apprentis embauchés dans les grands ateliers européens, certains avaient la tache délicate de mélanger les pigments avec l’huile, et de constituer un éventail de pinceaux appropriés à l’œuvre en cours de réalisation. On dit que ce fut l’ingéniosité du mélangeur de pinceaux d’Edouard Manet qui, après une soirée fort arrosée au printemps 1862, contribua indirectement à l’une des plus grandes révolutions de l’histoire de la peinture : l’impressionnisme.

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